samedi 8 août 2026

L'Aventure Commence : la population de Greyhawk

 

Le dernier recensement de la cité de Greyhawk et de son domaine fut effectué en 590 AC, par les membres de la Guilde des juristes, des scribes et des comptables. Le recensement officiel doit, comme toujours, être apprécié avec prudence, puisque de nombreux groupes de la ville ou du domaine ont des raisons d'augmenter ou de réduire leur population. Quoi qu'il en soit, globalement, les fraudes finissent par s'équilibrer ; on peut donc estimer que le chiffre oral de la population est à peu près exact. Voici une estimation de l'accroissement de la population de la ville et du domaine au cours des dernières années.

 

Population estimée de Greyhawk

Année

Ville

Domaine*

575 AC

58 000

75 000

580 AC

60 000

78 000

584 AC

66 500

84 000

590 AC

69 500

91 000

 

* Pour le recensement, le domaine est constitué de tous les secteurs contrôlés par Greyhawk avant la Grande Guerre, Il ne prend pas en compte le nord de la Côte Sauvage, avec les villes de Puysenar et du Havre, ainsi qu’Âprebaie, Ormeville ou les profondeurs des collines de Cairnset de la Forêt Noueuse, Les populations de ces secteurs sont étudiées ultérieurement,

 

De nos jours, en 591 AC, environ 76% des habitants de la ville (un peu plus de 52 000) sont natif de Greyhawk. Ce sont principalement des descendants des premiers colons oeridiens et suéllois, ces derniers étant arrivés bien avant les Oeridiens, après que Greyhawk eut été absorbée par le Grand Royaume. Les autochtones ont également des ancêtres flanae, bakluni er rhéniens, issus des nombreux marchands, immigrés et négociants qui s'y sont installés dans le passé. La population de la ville est très variée, aussi bien physiquement que culturellement, Greyhawk est donc très cosmopolite et son peuple ne se soucie guère des problèmes raciaux, s'attachant plus au statut social et à la fortune apparente. L'invasion de La Côte Sauvage à modifié cette attitude tolérante au point que tour humanoïde en visite est suspecté d'être un espion de l'empire orc du Pomarj. Environ 18,5% (12 800 personnes approximativement) de la population est constituée d'humains venus d'autres régions de Flanaesse. Ce sont généralement des Rhéniens et différents immigrants de Furyondie, de Dyvers, de Véluna, de Verbobonc, de la Côte Sauvage (surtout Puysenar et Le Havre), du duché et du comté d'Urnst, des États d'Ulek, du Nyrond, des Royaumes Brigands et des « terres perdues » de l'Almor, du duché de Taine, de la Pavoisie et de la cité de Phax sur la Côte Sauvage (tombée aux mains des orcs). La plupart de ces immigrants sont arrivés ces dix dernières années, en raison de la Grande Guerre,

On trouve dans le Quartier étranger des petits regroupements d'immigrants venus de régions très lointaines, particulièrement des nations bakluni à l'ouest, de la Pérennelande et de la Kéolande. Des individus venus d'autres contrées de la Flanaesse arrivent dans la ville et la quittent tous les jours. Il n'est pas rare d'entendre des dialectes autres que la langue commune dans Le Quartier étranger, le Quartier du fleuve, Clercville, la Vieille Ville et dans certains petits temples de divinités peu connues. Il est intéressant de constater que même si la plupart des immigrants conservent leur culture, ils se considèrent comme des citoyens à part entière de Greyhawk au même titre que ceux qui ÿ sont nés.

Les humains représentent 94,5% de la population, Les halfelins forment le second groupe le plus important, ils viennent, pour la plupart, d'Ormeville. Ils sont presque tous de la famille des pieds-velus. Les costauds sont minoritaires et on ne compte aucun grand-gars. Ils représentent 2,50 % de la population {environ 1 700 individus), Les petites-gens habitent principalement dans les Hauts Terriers du Quartier étranger, le long du Grand Fossé du Bief, où ils disposent de leurs propres temples et patrouilles de surveillance. Cependant, dans tous les quartiers, on peut trouver des halfelins vivant parmi les humains. La plupart travaillent dans des guildes d'artisans ou de services, surtout en tant que boulangers, cuisiniers, brasseurs, charpentiers, tailleurs, jardiniers, clercs, comptables et autres professions des classes moyennes. Peu exercent des métiers qui nécessitent une grande force ou une grande endurance. Environ 1,50 % de la population est constituée de sang-mêlés orcs, bien que cela ne soit pas visible au premier regard. (Cela a été déterminé grâce à la divination). Les sang-mêlés orcs n'ont pas de particularisme culturel qui les réunisse et ils tentent toujours de se fondre dans l'environnement humain qui les entoure. Presque 1 000 de ces sang-mêlés orcs vivent dans la Vieille Ville ou dans le Quartier du fleuve et ils font presque tous partie de la classe inférieure. Beaucoup ont une position importante dans la Guilde des ouvriers, l'Union des égoutiers et des balayeurs de rue, la Guilde des embaumeurs er des fossoyeurs er autres guildes où le travail est dur et peu gratifiant. Certains ont des postes à la Guilde des voleurs ou à l'Union des mendiants. Deux sont entrés dans la Guilde des assassins depuis que Turin Traquemort, qui était connu pour haïr les orcs, a quitté la ville.

Les sang-mêlés orcs sont moins nombreux qu'ils ne l'étaient il y a dix ans. Car depuis l'attaque de l'Empire orque contre la Côte Sauvage en 584 AC, les a priori du public envers tout ce qui peut ressembler à un orc sont importants. Certains sang-mêlés orcs ont quitté la ville après plusieurs meurtres non-élucidés de membres de leur espèce et une antipathie populaire de plus en plus prononcée, Ceux qui ont des traits presque totalement humains sont restés, car ils ne se différenciaient guère des réfugiés humains de la Côte Sauvage. La situation a commencé à se calmer à la fin des années 580 et ce n'est plus aujourd'hui qu'un problème mineur, mais il est encore dangereux de proclamer son ascendance orque en ces temps troublés, Les sang-mêlés orcs sont presque tous nés après des drames consécutifs à l'invasion d'une région humaine par des pillards orcs. Un grand nombre de ces sangs mêlés sont venus à Greyhawk après l'effondrement du Pomarj en 513 AC, impuissants à se faire accepter par les orcs ou par les humains, fuyant leur terre ravagée et cherchant de meilleures conditions de vie que celles qu'on leur offrait chez eux. Ces réfugiés du Pomarj forment le noyau de la population demi-orc de Greyhawk et ceux d'aujourd'hui sont en grande majorité leurs descendants. Pour une raison indéterminée, les sang-mêlés orcs ont tendance à se marier entre eux, même quand ils ignorent que leur partenaire est un(e) sang-mêlé orc. Leur rejeton est toujours considéré comme un sang-mêlé orc mais il a presque toujours des traits humains (un peu plus poilu). Certains grandissent sans se douter de leur véritable nature.

Les nains constituent le troisième groupe de proche-humains le plus important de la ville et représentent 1% de la population (700 individus). Ce sont presque tous des nains des collines qui sont originaires de différents clans des collines des Cairns, des Abbor-Alz, des monts Lortmils, des collines de Kron et de la principauté d'Ulek. La plupart sont membres des guildes d'artisans, principalement des forgerons, des mineurs, des soldats, des maçons et des architectes, Les nains de Greyhawk ont tendance à être plus ouverts que les autres, en raison de leur longue association avec les humains, mais ils ont une certaine propension à vivre dans des petites enclaves, achetant ou louant quelquefois un groupe de maisons le long d'une rue. La plupart vivent dans le Quartier des artisans, le Quartier étranger ou à Clercville. On en compte au moins cent regroupés sur la route de la Forge, de part et d'autre de la Guilde des architectes et des maçons, dans le Quartier des artisans. D'autres enclaves existent sur l'avenue des Artisans, près de la Guilde des joailliers et des bijoutiers, et dans les Hauts Terriers du Quartier étranger. On pense que certains nains ont illégalement creusé des tunnels sous leurs maisons dans le Quartier des artisans, mais personne n'a encore enquêté sur le sujet. Les nains de Greyhawk sont très intéressés par la politique et les événements qui se déroulent dans leurs clans d'origine. Ils sont particulièrement attentifs aux nouvelles de la guerre contre l'Empire orc dans la principauté d'Ulek. La situation aux alentours du Havre les intéresse également, ainsi que les rapports concernant les raids des humanoïdes de Sombrépine dans la Forêt Noueuse et de Harrgrek Kukulend, près de Karakast, dans les collines des Cairns.

Les gnomes représentent environ 0.50 % de la population (350 individus). Ils sont plus sociables que les nains mais, comme eux, vivent généralement en ghettos. La plupart sont installés dans les Hauts Terriers, au sud de Clercville ou dans le Quartier des artisans. Ils font presque tous partie des classes moyennes et ont de bonnes positions dans les guildes d'artisans bien que certains soient de véritables artistes. La plupart des gnomes sont originaires des collines de Kron et des Lortmils et sont arrivés en ville après les Guerres de la Haine. Leurs familles ont une longue tradition guerrière.

Les elfes er les sang-mêlés elfes sont aujourd'hui très rares à Greyhawk, pas plus de 100. Beaucoup sont partis à Célène après la Grande Guerre. Ceux qui sont restés sont presque tous des nobles où des ouvriers extrêmement compétents. Il arrive aussi que des chasseurs elfes de la Forêt Noueuse se rendent en ville, Les humains et les elfes se côtoient très peu : les elfes sylvestres, à l'ouest, sont aussi isolationnistes que les elfes gris de Célène. Les elfes et les sang-mêlés elfes qui vivent en ville attirent l'attention où qu'ils aillent et sont connus de tous : Fioranna Aielestriel, l'ancienne ambassadrice du Nyrond, Jawal Severnain, la bibliothécaire drow de la Guilde de Magie, Vesparian Lafanel, que l'on dit être aujourd'hui le maître des assassins de la ville, Elraniel Tesmarien, un elfe gris du Nyrond et un sage qui vit à Clercville, et le regretté Ren l'Étoile, le maître de l'Union des marchands et commerçants, victime d'un assassinat. Melf, le prince Viveflamme de Célène, vient en ville de temps en temps. Les autres elfes de la région sont des ambassadeurs, des magiciens, des maîtres archers, de riches marchands, etc.

En raison de leurs extravagances et de leurs habitudes, on pense que les elfes et les sang-mêlés elfes sont beaucoup plus nombreux à Greyhawk qu'ils ne le sont vraiment, Ils vivent dans presque tous les quartiers, généralement dans des endroits agréables et de bon goût, mais beaucoup préfèrent habiter des étages entiers ou des maisons, seuls ou avec des serviteurs. Ils louent plutôt que d'acheter car ils se déplacent souvent. Quel que soit le jour, on peut trouver une poignée d'autres non-humains en ville, du chasseur centaure au forestier de la Mortesylve de Célène, en passant par l’impressionnant sang-mêlé ogre de l'Union des ouvriers, que l'on garde comme mascotte et pour soulever les charges les plus lourdes. Quiconque ressemble à un orc ou à un autre humanoïde est immédiatement montré du doigt par la population et peut être arrêté par la Garde ou la Milice afin d'être interrogé. On pense que de nombreux non-humains déguisés en humains vivent au sein de la population : y compris des dopplegangers, des dragons de Greyhawk, des lycanthropes, certains puissants morts-vivants, comme les vampires et d'autres êtres capables d'altérer leur apparence. Ils sont très rares mais peuvent avoir une certaine influence sur les événements, hors de proportion avec leur petit nombre.

 

 

Classes et statut sociaux à Greyhawk 

Malgré son caractère cosmopolite, la population de Greyhawk est clairement répartie en classes sociales, mais celles-ci ne sont pas toujours liées à la richesse personnelle. Aussi riche que puisse être le maître des mendiants, il ne s'élèvera jamais au-dessus de la classe inférieure. Sa seigneurie, Nérof Gasgal, sans aucun doute le plus puissant, le plus riche et le plus talentueux des Seigneur Bailli de Greyhawk depuis Zagig Yraguerne, ne sera jamais accepté par la noblesse de la ville, du fait de sa naissance. À plusieurs reprises dans le passé, les nobles de la cité se sont retrouvés sans un sou en raison de désastres, mais ils ont toujours été considérés comme nobles.

La race peut aussi jouer un rôle déterminant dans la classe sociale, quoique très rarement chez les humains. Les Rhéniens se considèrent comme des étrangers et ne sont pas bien intégrés à la vie sociale de Greyhawk. Ils ne quitteront donc jamais leur statut de classe inférieure, ce qui leur convient parfaitement. Un citoyen bakluni ou flana peut faire partie de la classe supérieure ou inférieure, au même titre qu'un Oeridien ou un Suélois. Cela n'a aucune importance pour les humains, qui partagent un monde avec d'autres races intelligentes et ont donc tendance à minimiser les différences dans leur propre espèce.

Il en va tout autrement avec les proche-humains. Presque tous les elfes connus de la ville, tels que Fioranna Aielestriel (l'ancienne ambassadrice du Nyrond), sont automatiquement considérés comme appartenant à la classe supérieure au même titre que les plus anciens et les plus prestigieux aristocrates de la région, même si les elfes ne disposent pas du dixième des richesses des autres nobles et qu'ils ne sont pas citoyens de Greyhawk comme Fioranna. Les halfelins sont considérés comme des membres sans influence mais laborieux de la classe moyenne ; les nains et les gnomes comme de bons guerriers (détenant toujours des trésors secrets constitués d'or et de gemmes) que l'on classe entre la classe moyenne et la classe supérieure ; les sang-mêlés orcs sont tenus pour des brutes indignes de confiance, appartenant à l'échelon le plus bas de la classe inférieure.

Il y a bien sûr des exceptions. Aucune personne saine d'esprit n'oserait exclure le nain Glodreddi Bakkanin, l'Inspecteur des Impôts, d'une quelconque classe sociale ; même les nobles s'inclinent devant lui, craignant sa colère. Selczek Gobayuik, le maître de la Guilde des embaumeurs et des fossoyeurs, est à l'évidence un sang-mêlé orc, mais il est tellement bien intégré et possède une personnalité si forte (même si elle est désagréable) qu'il se battra jusqu'à la mort pour rester membre de la classe moyenne, Bien que cela soit rare, on a déjà vu des mendiants proche-humains, mais jamais d'elfes ; même le plus pauvre des elfes sylvestres impose autant de respect qu'un propriétaire terrien.

 

La classe supérieure : Les « anciens nobles » se situent au sommet de la hiérarchie sociale de Greyhawk. Ils regroupent les rares familles dont les ancêtres remontent à l'époque où Greyhawk faisait partie du Grand Royaume et où la qualité de noble était directement conférée par le roi suprême. La plupart de ces familles vivent hors de la cité, dans le domaine, sur leurs propres terres entourées de hameaux où habitent leurs paysans et leurs serviteurs. La Gynarche (Des-pote) d'Âprebaie fait sans aucun doute partie de ce groupe er elle inspire plus de respect à son peuple que le Seigneur Bailli, Nérof Gasgal, ce qui agace prodigieusement ce dernier. Parmi les autres anciens nobles, citons les Justechar [Wainwrights], qui fabriquent encore des chariots sur leurs terres, à l'est des murs de la cité, et les Wheatsmill, du Haut-quartier, qui s'occupent assez peu du moulin qu'ils possèdent à Clercville. De nombreuses familles nobles étrangères sont reconnues comme leurs égales par les anciens nobles, comme celle du compte Reichart Pétridè, l’ambassadeur du duché d’Urnst, qui vit dans l’ancienne résidence d’été de Zagig dans le Haut Quartier. Quand ils voyagent, les anciens nobles sont considérés comme égaux à la plupart des nobles étrangers, en raison de leur histoire, de leur fortune, de leur comportement, de leurs manières et de leurs liens avec les autres familles.

Nous trouvons ensuite les « nouveaux nobles », ceux qui ont acquis leur titre sous Zagig et après. Zagig lui-même en a anobli la plupart, pour services rendus à la ville pendant son règne en tant que Seigneur Bailli, Peu de Seigneurs Baillis se sont soucié de distribuer des titres depuis cette époque, mais certains étrangers sont arrivés à Greyhawk et ont officiellement conservé leur statut par décision de l'Oligarchie. Ceux-là ont des modes de vie similaires à ceux des anciens nobles.

On compte parmi les nouveaux nobles, les Clospuiseau [Lockwell] de la Forêt Noueuse, les Sombrefoire [Blackfair] de la Éry, les Renardargent et les Henway du Haut-quartier, Le seigneur Yrag, ancien membre de la Citadelle des Huit de Mordenkainen (voir « Produits du Moulin », en A7, dans le Quartier des artisans), est encore un nouveau noble bien qu'il ait été éloigné de Greyhawk pendant des années, Jallarzi Sallavarian pourrait revendiquer le titre de « nouveau noble », comme cousine du duc Karll d'Urnst, mais elle se moque de son statut social. Otto, un mage qui comme Jallarzi, est membre du Cercle des Huit, fait partie des nouveaux nobles, puisqu'il a décidé de vivre à Greyhawk après la destruction de sa terre d’Almor, il y a dix ans. Le seigneur Robilar, qui s'est joint à l’archimage Rary lors de son attaque du Cercle des Huit, avait autrefois ce statut ; c'est aujourd'hui un traître et un criminel. Tenser, qui possède son propre château et d'innombrables relations sur la Flanaesse, est généralement considéré comme l'égal des nouveaux nobles,

 

En théorie, le Seigneur Bailli et les membres de l'Oligarchie devraient avoir le plus haut statut social. Dans la pratique et vis-à-vis du public, ce n'est pas le cas. Les Directeurs sont considérés comme faisant partie de la classe supérieure, mais certainement pas au même niveau que les anciens nobles et à peine à celui des nouveaux nobles. Nérof Gasgal es l'égal de la magistrate de Dyvers, Larissa Chasseresse, l'ancienne capitaine de l'armée de la ville franche, mais ni Nérof ni Larissa n'ont un intérét quelconque à se rencontrer. Nérof n'a jamais eu de relations personnelles avec le due Karll d'Urnst ou le roi Belvor de Furyondie, et il n'apprécierait pas d'être considéré comme un inférieur.

Les autres membres non nobles de la classe supérieure comptent les hauts prêtres, hommes et femmes, des religions majeures de la ville, en plus de ceux qui sont membres de l'Oligarchie (Ravel Dasinder, prêtre de Boccob, Jérôme Kasinskaia de Rao, Stakaster Vilaine de Zilchus et Eritaï Kaan-Ipzirel de Saint Cuthbert), Les autres prêtres éminents sont Sarana ‘Pélor), Janzibur (Trithéréon), Mathilde Dessenter (Istus) et Talrand Quehris {Xerbo). En règle générale, la plupart des prêtres capables d'utiliser des sorts du 5ème niveau où supérieurs (étant donc au moins du 9ème niveau) font partie de la classe supérieure et tous les prêtres capables d'utiliser des sorts de niveaux 6 et 7 sont d'autant plus respectés. Les quelques druides de la région, cependant, sont considérés comme des marginaux et ont donc un statut social inférieur.

La plupart des maîtres de guilde, des officiers de haut rang de la Milice de Greyhawk et les magiciens célèbres appartiennent à la classe supérieure. Les paladins aussi, en raison de leur éducation et de leurs relations ; Greyhawk abrite plusieurs ordres religieux de chevaliers, qui ne comptent chacun pas plus d'une douzaine de membres. Ils sont tous considérés avec respect, mais œuvrent rarement ensemble. Les chefs des grandes villes humaines ou proche-humaines autour de Greyhawk font aussi partie de la classe supérieure, bien que marginalement. Les baillis d'Ormeville et de Grossetgrotrell (respectivement un halfelin et un gnome) sont moins estimés que les dirigeants, désignés par Greyhawk, de Puysenar, du Havre et d'Âprebaie. La Gynarche d'Âprebaie, comme précédemment indiqué, leur est largement supérieure dans l'esprit de beaucoup, y compris au sein de la classe supérieure de Greyhawk, à l'exception de l'Oligarchie. La tentative des Oligarques d'écarter la Gynarche ou de diminuer son influence n'a servi qu'à la rendre sympathique aux yeux du plus grand nombre. Les chefs des ordres étrangers de chevalerie (les Chevaliers du Saint Pavois, les Chevaliers du Cerf, etc) en visite à Greyhawk sont considérés comme faisant partie de la classe supérieure.

Les citoyens de la classe supérieure représentent 2% de la population. Ils détiennent les deux tiers des richesses de la ville et contrôlent presque toutes ses terres, qui sont louées ou données à des serfs qui leur sont fidèles et s'acquittent de dimes. La classe supérieure s‘accroche au principe selon lequel seuls les citoyens de cette classe peuvent posséder des terres ; car, s’il en était autrement, ce serait vite le chaos.

 

La classe moyenne : La classe moyenne de Greyhawk associe les marchands, les artisans qualifiés, les propriétaires terriens, les chefs de communautés qui ne sont pas nobles, les officiers, les officiels subalternes de la ville, les intellectuels et les magiciens de niveau moyen ou bas. La plupart ont acquis leur fortune par eux-mêmes, mais certains la doivent à de riches membres de leur famille. Les prêtres de niveau moyen des religions majeures de la ville, les sages et les érudits consultés régulièrement par le gouvernement er par les gens, les bardes expérimentés et les magiciens qui vendent leurs services ou les potions qu'ils fabriquent sont des membres importants de cette classe constituée principalement d'artisans, de marchands et de négociants. L'élément fondamental commun à tous ces gens, c'est qu'ils sont impliqués dans la vie économique quotidienne de Greyhawk, brassant l'argent et le faisant circuler.

Récemment, les petits nobles créés en 584 AC ont été ajoutés à cette catégorie, L'Oligarchie octroya tout d'abord dix de ces titres, mais il en existe aujourd'hui deux bonnes douzaines. Bien qu'ils prennent des airs de princes, ces petits nobles n'ont presque aucun pouvoir politique et n'ont jamais été admis dans la classe supérieure, car de toute évidence, ils ont acheté leur titre pour satisfaire leur ego. Cependant, quelques petits nobles ont réussi à valoriser ces titres et à en tirer un profit financier.

Les chefs des villages du domaine de Greyhawk font partie de la classe moyenne, ce qui inclut les chefs des Deux Gués, de Château-Gué, de Cinq Chênes, de Tricaster et de Carnak. Le dernier échelon de ce niveau social est occupé par les soldats de métier de la Milice de Greyhawk, les petits marchands et artisans et les plus modestes des propriétaires terriens.

Une des carrières qui tombe généralement dans cette catégorie est celle d'aventurier professionnel, une dénomination générale regroupant les chercheurs de trésors, les mercenaires lanceurs de sorts et tous ceux qui peuvent être engagés pour accomplir des missions dangereuses contre une bonne paye. Les aventuriers sont souvent hors catégorie puisqu'ils peuvent être riches un jour et ruinés le lendemain ; ils sont instables, voyagent beaucoup et ont des manières trop frustres pour être intégrés à la bonne société.

La classe moyenne de Greyhawk est ouverte à tous ceux des classes inférieures cherchant à faire l'effort de gagner le respect et suffisamment de richesses. « Si Selezek Gobayuik peut le faire, tout le monde peut y parvenir » est une expression répandue (bien qu'on évite de l'utiliser quand un sang-mêlé orc est dans les parages). La classe moyenne de Greyhawk réunit de 15 à 20% de la population et elle dispose d'environ un tiers des richesses et des terres de la ville.

 

La classe inférieure : La majorité des citoyens de Greyhawk (environ 80% des habitants) font partie de la classe inférieure. Beaucoup peuvent appartenir à une sorte de « classe inférieure supérieure », ce qui signifie qu'ils ont une maison, des vêtements propres et qu'ils sont presque assurés de manger tous les jours. Mais, ils ont peu de temps libre et doivent travailler très dur pour bénéficier des quelques biens dont ils disposent.

La vie la plus facile est certainement celle des étudiants dont les cours sont généralement payés, bien que bon nombre d'entre eux travaillent en plus pour leurs professeurs. En règle générale, les citoyens de la classe inférieure qui réussissent à s'en sortir grâce à un labeur acharné constituent la masse des membres de la Guilde des artisans et des services, leurs aptitudes ne leur permettant pas d'atteindre le niveau de maître, et comprennent les mercenaires, les gardes du corps, les voleurs professionnels, les bardes mineurs, les bûcherons, les fermiers, les bergers, les trappeurs, les pêcheurs, les chasseurs, les ouvriers et les apprentis. Tous les Rhéniens sont considérés comme étant de classe inférieure, à l'instar de presque tous les sang-mêlé orc (même s'ils ne sont pas reconnus en tant que tels), qui ont tendance à avoir un sale caractère, à se disputer avec leurs congénères et sont incapables de gérer leur argent. Les barbares étrangers et les nomades, venus de toute la Flanaesse, forment un petit groupe très intéressant au sein de cette classe.

Greyhawk ne reconnaît pas l'esclavagisme ou la servitude par contrat ; elle les a abolis sous toutes leurs formes en 588 AC, au grand désarroi de bon nombre d'habitants du Havre qui possédaient des esclaves capturés au cours de raids sur la Côte Sauvage, des années auparavant. Cependant, dans la Vieille Ville et dans le Quartier du fleuve de Greyhawk, on trouve un grand nombre de mendiants et de vagabonds. La plupart sont nés ici, mais beaucoup sont des immigrants sans qualification, de Taine, du Nyrond, de la Côte Sauvage ou d'ailleurs, qui ont grandement souffert pendant la Grande Guerre de Greyhawk. Certains sont d'anciens esclaves libérés par le gouvernement de Greyhawk mais incapables de trouver du travail.

 

 

Mode et habillement à Greyhawk

Zagig Yraguerne est vénéré par un grand nombre de fabricants et de marchands de vêtements de Greyhawk pour avoir abrogé toutes les lois somptuaires qui limitaient le genre vestimentaire que pouvait porter un citoyen en ville. Depuis longtemps, la classe supérieure avait forcé tout le monde, elle exceptée, à porter des couleurs sombres, pour accentuer les différences entre les classes. Mais, avec le temps, même les nobles comprirent l'intérêt qu'ils avaient à ce que tout le monde puisse porter n'importe quoi d'autant que cela créait un énorme marché de l'habillement. Les marchands de Greyhawk vendent plus de vêtements que n'importe quelle autre marchandise, même la nourriture.

Aujourd'hui, peu de villes ont une population qui porte des vêtements aussi variés qu'à Greyhawk. Toutes les cultures et toutes les races de la Flanaesse ont apporté leur touche au gigantesque tourbillon de modes qui envahie la cité chaque année. La perception qu'ont les gens du statut social et économique est très importante. Le but de la mode en ville n'est pas de paraître noble mais de ressembler à un marchand (en d'autres termes d'avoir l'air riche). Les matériaux de base de l'habillement sont la laine (produite dans la région), le coton, le lin, le cuir et, uniquement d'importation et très chère, la soie. Les vêtements de laine sont les plus portés quand il fait frais. Les pauvres s'habillent de vêtements simples et grossièrement taillés, mais beaucoup essaient de se vêtir le mieux possible.

La plupart des citoyens des classes moyenne et supérieure, hommes et femmes, portent une veste, une blouse ou un surcot, avec un pantalon ou un kilt (une longue jupe ou des vêtements amples pour les femmes), mais les tuniques ou les toges pour les deux sexes sont aussi répandues. Les manteaux er les gants sont très utilisés quand il fait froid ou la nuit. Les bottes montantes ou les bottillons se portent généralement avec une tunique courte, une toge ou un kilt. Certaines femmes préfèrent les robes amples. Presque tous les vêtements sont taillés pour permettre à ceux qui les portent d'avoir la plus grande liberté de mouvement, principe fondamental à Greyhawk, même si cela leur est rarement utile. Les gens ne se préoccupent pas de laisser voir leurs genoux, leur cou, leurs chevilles, leur taille, leurs poignets, leurs jambes, leurs bras, etc. Cependant, les parties dénudées sont rares, car la population aime les vêtements et en porte le plus possible pour en jeter plein la vue.

Les chapeaux existent, mais la plupart des citoyens vont nu-tête quand il fait chaud. Pour les pieds, il y a des bottes et des chaussures de toutes les sortes et toujours confortables, qu'on associe généralement à des bas ou à des bandes molletières de coton. Les bijoux sont très répandus et souvent très sobres, sauf chez quelques individus. (On considère que c'est une provocation pour les voleurs de porter plus de quelques bijoux et ceux qui se baladent avec des babioles de valeur et se les font voler n'attirent aucune sympathie). Même les pauvres essaient de porter des objets décoratifs faits d'os, de plumes, de lanières colorées, de perles, etc. Les anneaux, les bracelets, les colliers, les boucles d'oreilles, etc… sont portés par les deux sexes et par toutes les races.

Les couleurs les plus utilisées sont les teintes naturelles de vert, de brun, de roux, de gris et de noir. Ceux qui portent ces couleurs régulièrement appartiennent souvent à la classe inférieure, puisqu'elles sont facilement accessibles et peu chères. Les gens les plus riches peuvent s'offrir des couleurs plus vives, comme le rouge, l'orange, le bleu, le pourpre, le jaune, etc. Le blanc est signe de richesse, un vêtement immaculé indique que la personne n'a pas besoin de travailler pour gagner sa vie. Les couleurs sont unies, à rayures, à carreaux, etc. Certaines Églises, notamment celle de Pélor, ont l'habitude de récolter les vêtements usagés des gens riches pour les distribuer aux plus pauvres : en conséquence, à Greyhawk, même les plus démunis portent de beaux vêtements rapiécés.

On trouve toutes les sortes de coupes de cheveux et de barbe, à l'instar des vêtements. Bien que les habitants de Greyhawk se considèrent comme beaucoup plus coquets que les habitants des autres villes de la Flanaesse, il faut remarquer que les citoyens des classes moyenne et supérieure se baignent rarement plus d'une fois par semaine, généralement avant les services religieux le Dieudi, Les classes inférieures ne prennent pas de bains, sauf à l'occasion des grandes fêtes. On utilise donc beaucoup de parfums et d'eau de Cologne.

 

 

Les langues à Greyhawk

Le commun est, bien entendu, le langage le plus couramment parlé, entendu er écrit de la ville. Un grand nombre d'autres dialectes sont connus par les habitants, mais peu utilisés en public. Tout d'abord, il existe des argots tirés de la langue commune, employés par les membres des guildes criminelles et qui incluent le langage des signes, des expressions du visage, etc. Les deux exemples les plus connus sont l'argot des voleurs (utilisé par la Guilde des voleurs) et l'argot des mendiants (utilisé par l'Union des mendiants). Les quelques membres de la Guilde des assassins se servent de l'argot des voleurs, mais avec des mots et des expressions supplémentaires en relation avec leur métier. IL est possible que certains cultes interdits aient leur propre argot, employé uniquement par leurs prêtres, mais ce n'est pas certain.

Le jargon de la Guilde des embaumeurs et des fossoyeurs évoque les détails macabres de leur métier, mais il se transforme lentement en argot criminel, cette guilde ayant de nombreux contacts illégaux avec des magiciens et des prêtres qui veulent des corps pour leurs recherches dans le domaine de l'animation des morts Cet argot n'a pas encore de nom, mais la phrase « tu parles comme un fossoyeur » signifie que celui qui parle fait référence à une activité pas très catholique.

D'autres guildes légales er corps de métiers de la ville ont un jargon très spécialisé, notamment les marins (dont le jargon est appelé langage des rivières, à Greyhawk), qui permet de décrire en détail les conditions climatiques et de navigation, les instruments de navigation, les différents éléments d'un navire, les créatures marines, les gens auxquels les marins ont affaire, les techniques de combat en mer, etc. Les membres de la Guilde des juristes et des comptables utilisent une forme hautement technique de l'ancien suélois pour tous leurs documents et procédures juridiques. Cette pratique vient des anciens temps, quand les colons suélois furent intégrés brutalement au Grand Royaume ; ils employaient exprès le suélois, pour que les « envahisseurs » oeridiens ne comprennent pas leurs propos. Les Suélois eux-mêmes avaient forcé les premiers habitants flanae de la région à parler leur vieille langue impériale quand ils arrivèrent.

La langue la plus entendue à Greyhawk, en dehors du commun, est le rhopan, que certains appellent l'argot des Rhéniens. Cette langue qui emprunte de nombreux mots et expressions, à la manière de l'argot des voleurs, est tellement différente de tous les langages utilisés sur la Flanaesse qu'elle est considérée comme un dialecte à part entière. Les Rhéniens affirment venir d'un autre monde et c'est certainement possible. Ils n'enseignent pas le rhopan aux étrangers et cela les offense quand elle est parlée par quelqu'un qui n'est pas de leur race ou membre honoraire de leur peuple. En public, les Rhéniens parlent généralement en commun.

Les nombreux immigrants qui sont arrivés à Greyhawk à cause de la Grande Guerre ont apporté leurs langages avec eux. On les entend généralement dans les quartiers où sont regroupés des gens de même origine. De nombreux réfugiés du Nyrond ont ainsi véhiculé le nyrondais et les quelques Taines qui ont échappé à l'effondrement de leur pays parlent encore le flana. Certains habitants des États d'Ulek et de Kéolande parlent le kéolandais.

On entend également quelques langues vernaculaires comme le hobniz-vocca (halfelins), le noniz-vocca (gnomes) et le dwura-vocea (nains). Ces langues proche-humaines ont tendance à varier selon la région de la Flanaesse, mais elles partagent tellement de mots et de règles grammaticales que les proche-humains de l'ouest arrivent facilement à comprendre ceux de l'est. Les divinités proche-humaines semblent encourager cette unité de langue en s'adressant à leurs prêtres dans une forme basique de la langue raciale pour que tous puissent comprendre clairement.

La langue des elfes (l'olve-vocca) est très rarement entendue à Greyhawk depuis le départ de nombreux elfes pour Célène. Tous les documents officiels transmis aux chefs des communautés d’halfelins, de gnomes, de nains ou d'elfes sont rédigés en langue commune, avec une copie dans leur propre langue. Les livres, les cartes et autres ouvrages sont édités dans toutes ces langues à Greyhawk, mais très rarement en elfe, la communication avec Célène ou les clans elfes de la Forêt Noueuse étant assez difficile.

On entend très rarement, dans les rues de Greyhawk, les dialectes régionaux ou barbares, les patois paysans ou les langages secrets. Les langues mineures comprennent l'ancien oeridien, qui était la langue la plus répandue à Greyhawk quand la ville faisait partie du Grand Royaume et qui, aujourd'hui, est en train de disparaître de la Flanaesse ; le ferral, qui n'est utilisé que par les officiels de la Ligue de Fer : le lendorien, un dialecte suélois de l'archipel des Tournevent, qui devient de plus en plus rare avec l'expulsion des humains des iles ; le vélondais, utilisé par les paysans à la frontière de la Furyondie et de Véluna: l'ancien bakluni, parlé principalement par les nomades bakluni et considéré comme vulgaire par les érudits, les marchands et les mercenaires bakluni de Greyhawk (qui parlent la langue commune); le fruz, la Langue du Froid des barbares de la Péninsule de Thillonrian. Aucun document n'est écrit dans ces langages à Greyhawk. On peut toutefois trouver des livres, des documents et d'autres traces écrites ayant au moins 300 ans, rédigés en ancien oeridien.

À l'évidence, les langues humanoïdes ne sont presque jamais parlées à Greyhawk. Si quelqu'un entend une conversation en orc, en gobelin, en grand-gobelin ou en ogre, il y a de fortes chances pour qu'il avertisse immédiatement la Garde, croyant que ceux qui parlent de cette manière sont des espions de l'empire orc du Pomarj. Parmi les langues de Greyhawk, celle des druides est unique. Ce dialecte secret très ancien n'est utilisé que par les druides de Béorie et d'Obad-Hai : personne, à part eux, ne le connaît. La langue des druides a quelques similitudes avec le flana et peut en être issue mais elle est devenue une nouvelle langue totalement distincte. Elle est utilisée pour décrire la faune, la flore et les évènements naturels, comme le temps. Les druides de Greyhawk s'en servent pour se reconnaître entre eux.

 

 

The Adventure Begins

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Roger E. Moore

 

L'aventure Commence

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Traduction française

 

Le prochain épisode vous présentera le calendrier et les évènements annuels à Greyhawk.

Bonne lecture.

Le Chevalier de Greyhawk

 

 

 

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